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L’Interconnexion
L'Interconnexion, le bulletin de l'AMA (m.à j. 09-février-2005)
L'Interconnexion, le bulletin de l'AMA (m.à j. 09-février-2005) Faute de ressources humaines, le conseil d'administration de L'AMA a suspendu la publication de l'interconnexion à ses membres. Cependant, l’Association dispose maintenant d’une certaine somme de matériel déjà paru, et des articles seront sélectionnés en vue d’être publiés dans cette page Web.
Voici deux articles intéressants extraits de la revue Stereophile de 1992, à cette époque la gravure de CD-R commençait et la seule machine destinée à l’usage domestique était le CD-R de Microméga. Toutefois l’éditeur en chef de la revue John Atkinson et plusieurs autres chroniqueurs trouvèrent que la copie effectuée sur le graveur « sonnait » subjectivement mieux que l’original. Comme la croyance dans le monde de l’audio « objectif » établissait qu’une copie ne pouvait pas être supérieure à l’original, ils furent victimes de quelques moqueries de certains chroniqueurs concurrents. John Atkinson les mis au défi d’écouter avec leurs oreilles et non leurs instruments les copies face aux originaux, après quoi leurs opinions pourraient peut-être changé. Voici donc les deux articles librement traduit par moi-même afin d’éclaircir un peu la lanterne de tous. Dans l’édition de mai 1992 de la revue Hi-Fi Choice, Paul Miller c’est penché sur le fait qu’une copie d’un CD sur CD-R pouvait sonner mieux que l’original. Pour commencer, Miller a écouté plusieurs passages de différents disques CD avec un lecteur Wadia WT-3200 reconnu pour avoir un faible taux de « jitter » et en même temps il enregistrait le signal numérique sur un graveur-CD Marantz.. Par la suite la sonorité des CD-Rs était comparée à celle des CDs originaux. Une série de comparaison utilisait un lecteur Rotel RCD-965BX et une autre utilisait un ensemble composé du transport P-10 (TEAC) d’Esoteric et un convertisseur Deltec PDM2 D/A de type Bitstream. Avec la combinaison Esoteric/Deltec les copies sur CD-R étaient toujours supérieures en sonorité au disques originaux dans un test à l’aveugle. Par contre sur le lecteur Rotel la comparaison a produit des résultats plus ambigües. Nous en sommes venus à la conclusion que le système à faible taux de « jitter » Esoteric/Deltec permettait de percevoir facilement le gain obtenu au niveau du « jitter » en ré-enregistrant le disque sur CD-R du fait qu’il conservait un faible taux vis-à-vis le lecteur Rotel beaucoup moins performant à ce niveau face à la combinaison Esoteric/Deltec . Plus le taux total de jitter est faible, meilleure est la sonorité. Le lecteur Rotel ré-induisait un taux de « jitter » annulant en grande partie le gain obtenu par la copie. Afin de confirmer cette hypothèse, Paul Miller mesura le taux de « jitter » directement du flot de données numériques venant du disque. Cette mesure écarte donc l’influence des convertisseurs éliminant ainsi la sensibilité des différents convertisseurs face au « jitter ». (Plusieurs convertisseurs utilisent des verrous afin de synchroniser l’horloge au signal numérique et ainsi réduire le taux de « jitter », faussant ainsi la lecture pour le test). Les conclusions des tests de P.Miller ressemblaient beaucoup à celle que Robert Harley avaient réalisées avec le Hewlett-Packard Time Interval Analyser pour tester le Laser Illusions Spatial Filter (Stereophile, juin 1992, p.208). Comme le flot numérique est mesuré directement, il ne tient pas compte du contenu du signal, que ce soit de la musique ou des tonalités pour tester. Les mesures sont fondées sur le fait que sur un CD, les 0 et les 1 ne sont pas représentés par des trous et des plages (pits and lands), mais plutôt par la transition entre le trou et la plage. Lorsque vous regardez la surface d’un CD avec un microscope électronique, le début ou la fin d’un trou signifie un bit 1, le bit 0 est signalé par l’absence de transition (trou-plage ou plage-trou) lors d’un cycle d’horloge (T). Lorsqu’un CD est « masteriser », chaque échantillon de 16 bits est divisé en deux mots de 8 bits (appelés « symboles », pour ajouter à la confusion), et chacun de ces symboles de 8 bits est reconverti en un mot de 14 bits. La raison de cette reconversion de 8 à 14 bits (Eight-to-Fourteen Modulation (EFM)) est de permettre une re-codification afin d’éviter des codes du genre 10101010 qui représenterait une série de transitions successives trop rapprochées pour ce que permet la résolution des lecteurs lasers. Cette codification s’assure donc qu’un minimum de trois bits 0 et jusqu'à un maximum de onze bits 0 séparent les bits 1.(Ex. 10001 à 1000000000001), ce qui permet de distancer les transitions trou-plage, plage-trou sur la surface du disque ou si vous voulez allonger les trous et les plages. Par ce curieux procédé de codage on arrive donc à un nombre impressionnant de 6 milliards de codes qui représente environ 75 minutes de musique sur un disque de 120mm de diamètre et qui puisse être lu avec un laser d’une fabrication modeste et d’une résolution acceptable. Le résultat, après la codification EFM est que la longueur de chaque trous ou plages varie de 3T à 11T, où T représente la fréquence de l’horloge interne du processeur. Idéalement, chaque code devrait avoir une longueur exacte de 3T, 4T jusqu’à concurrence de 11T. Cependant, dû à la qualité de fabrication des CDs ou des lecteurs, cette longueur en temps varie toujours légèrement Ex. 3.9T ou 4.1T au lieu de 4.00T. Paul Miller a connecté son analyseur sur la sortie du transport P-10 d’Esoteric et a mesuré la variance dans la longueur des codes du CD et ensuite de la copie sur CD-R. Chaque segment de quatre minutes implique 10 millions de mesures qui détermine l’écart-type (standard deviation ou SD) de la variance en temps. Cette écart-type (SD) mesure en fait le niveau de « jitter » du signal numérique. Résultat : Lorsque les CD-Rs, gravés par le laser, était reproduit par le transport à faible taux de « jitter » P-10 (TEAC) de la firme Esoteric, ils exhibaient beaucoup moins de variance à concurrence de 15% à 40% que les disques CDs originaux manufacturés par pressage. Ce qui démontrait que les copies réalisées possédaient un taux de « jitter » beaucoup plus faible que les copies originales manufacturées. Toutefois les mesures en utilisant le lecteur Rotel qui fait usage d’une mécanique Philips plus économique était moins probante, dû au taux de « jitter » inhérent plus élevé du transport du Rotel. Finalement Miller compara les résultats d’une écoute comparative à l’aveugle avec les mesures faites et conclut qu’une amélioration de 15% ou plus de la variance (taux de « jitter ») était facilement perçue par l’auditeur. Comment se peut-il qu’une copie sur CD-R induise moins de « jitter » que le CD original duquel il a été tiré? La réponse est dans le procédé de création des CD-Rs. Les CD-R vierges ne le sont pas tout à fait; il ont un sillon pré-gravé et une fréquence pilote qui guide la gravure du signal EFM. Durant l’enregistrement, La fréquence de l’horloge qui règle le temps ( T ) est contrôlée par un oscillateur au cristal de quartz. Évidemment la stabilité de cette fréquence détermine la teneur en « jitter » du graveur ce qui résulte que certains graveur avec une horloge plus stable produiront des meilleures copies que d’autres et ainsi pour résultat des copies avec une meilleure sonorité. Cependant il semble évident que les CD-Rs sonneront mieux s’ils sont reproduit par des lecteurs avec un taux de « jitter » inhérent faible et qu’il existe maintenant une méthode de mesure permettant de distinguer aisément les différences de CD et de lecteurs. Peter W. Mitchell ( Extrait traduit de la revue américaine Stereophile de septembre 1992, p.45 )
Sylvain Gagnon Pourquoi un enregistrement sur CD-R identique « bit pour bit » semble sonner mieux que le CD source duquel il a été créé? Est-il possible d’obtenir un « gain de génération » en audio numérique? Voilà d’intrigantes questions. La première fois que le sujet a été abordé fut lors d’une convention sur le CD-ROM par Microsoft en 1989. Je travaillais à l’époque pour un manufacturier de CD où nous y tenions un kiosque. Nous avions un analyseur de qualité de CD et un oscilloscope afin de démontrer aux visiteurs la qualité des CD-ROMs qu’ils réalisaient. L’idée était de démontrer la qualité supérieur et le faible taux d’erreurs de nos CD-ROMs. Aussi pendant la durée de la convention nous avons pu tester des douzaines de disques de manufacturiers différents. Le kiosque situé à coté de nous utilisait un brûleur de CD de marque Yamaha qui à l’époque coûtait 40 000$us. Lorsqu’ils ont apporté un disque pour tester, j’ai été estomaqué : le disque en question avait un BLER ( BLock Error Rate) de 11 et un signal Eight to Fourteen Modulation extraordinairement propre. En fait, la qualité de signal de ce disque surpassait tout ce que j’avais pu tester à ce jour, peu importe le manufacturier. À l’époque il ne m’était pas venu à l’idée que cela puisse résulter en une meilleure sonorité; un bit est un bit, N’est-ce pas? Erreur. Il devenait évident que la qualité du signal EFM issu d’un disque est un facteur important pour la qualité sonore. La méthode utilisée par un CD-R pour brûler les trous sur un CD-ROM résulte en une forme beaucoup plus définie que celle réalisée par les machine-laser et les presses des manufacturiers de CD. La qualité du signal EFM résulte directement de la qualité et de la définition de la forme des trous. Plus la qualité du signal EFM est élevée, plus le niveau de jitter est bas dans le flot des datas de manière inversement proportionnelle. Ceci amène une autre question, si la forme des trous affecte la qualité du signal EFM, qui de ce fait affecte la qualité sonore, ce peut-il que les différentes machine-laser des plans de fabrications aillent des qualités sonore différentes? Doug Sax de Sheffield Lab pense que oui. Il m’en fit part il y longtemps, bien avant que ces facteurs soit connus ou discutés, en fait en prenant le même ruban master envoyé à des plans de fabrication différent, il en résultait des disques aux qualités sonores bien différentes. Nous aurons peut-être bien tôt la réponse. J’ai entendu une rumeur voulant que Philips projète de développer un procédé qui ferai qu’un CD-R servirait de « master » duquel on presserait les CDs par moulage. Restez en ligne. Robert Harley 1. Certains chroniqueurs « objectifs » de haute-fidélité semble avoir profité des observations comparatives entre les CDs originaux et les CD-Rs concluant qu’il existe des différences sonore perceptibles pour prouver que le « High End » était fondamentalement une anti-science. Ayant personnellement été confronté à de telles différences aisément perceptible contre toute attente de ma part, j’en profiterais pour mettre en garde ses soi-disant « observateurs » qu’ils devraient s’abstenir de tout commentaire avant d’avoir pu comparer eux-même en toute objectivité le CD original face à une copie sur CD-R. John Atkinson, éditeur en chef de Stereophile 2. Paul Miller a rédigé un excellent article et un banc d’essai dans la revue britannique Hi-Fi Choice de mai 1992 et les commentaires subséquents sur l’article en question de Peter W. Mitchell dans le Stereophile de septembre 1992 p.45 John Atkinson, éditeur en chef de Stereophile 3. Même si cela a été répété maintes et maintes fois dans les pages de Stereophile que « bit pour bit » n’est vrai que lorsque la fréquence d’échantillonnage de ces bits est parfaitement régulière, certaines personnes propage cette citation qui en réalité n’est qu’une fausseté. N’importe quelle irrégularité dans le « timing » résulte en une distorsion de la forme de l’onde analogue reconstituée : pour que la distorsion soit négligeable afin de préserver les 16 bits de résolution à une fréquence d’échantillonnage de 44.1Khz, il faut que le taux d’erreur du processeur numérique n’est pas plus que 200ps (picoseconde) de « jitter ». Plusieurs lecteurs CD et processeurs numériques ont un taux de « jitter » dix fois supérieur. Stereophile a récemment acquis un analyseur qui nous permettra de mesurer le taux de « jitter » avec une résolution à quelques picosecondes près et d’afficher le spectre audio-fréquence du taux de « jitter ». Robert Harley est d’ailleurs en train de tester tout les produits numériques en notre possession – incluant le CDR de Micromega – et il fera rapport de ses résultats dans le Stereophile de janvier 1993 John Atkinson, éditeur en chef de Stereophile (Extrait traduit de la revue Stereophile du mois de novembre 1992)
Trop souvent on entend dire: « J’ai pourtant de bons appareils, mais je n’ai pas les performances désirées. » Voici l’ultime tweak, pour un aspect trop souvent négligé en audiophilie, les réflexions sonores indésirables d’une pièce d’écoute. Il est reconnu que les performances d’une chaîne haute-fidélité sont dépendantes à plus de 50 % de l’endroit où on en fait l’audition. Quoi qu’on en dise, même les meilleures chaînes y sont contraintes et trop souvent les composantes sont blâmées à tort. Connaissez-vous la salle de réunion des mardis-rencontres? Avant de vous aventurer dans des dépenses importantes, voici des petits conseils à mettre en application s’il ne vous est pas donné de les connaître déjà. En tout premier lieu, il faut d’abord souligner l’importance du positionnement des enceintes et de l’auditeur, c’est crucial pour de bonnes performances. Le sujet pourrait d’ailleurs faire l’objet d’un article en lui-même. Nous comprenons cependant que trop souvent il soit soumis à des compromis physiques et esthétiques, sans oublier le FAC (Facteur d’Acceptation de la Conjointe ou du Conjoint!). Néanmoins, allons donc directement au coeur de notre discussion. Avec quoi traiter ces réflexions? Du « Sonopan », un matériau efficace disponible dans la plupart des centres de rénovation à grande surface, utilisé pour traiter divers problèmes acoustiques dans la construction immobilière résidentielle ou commerciale. Il consiste en de la fibre de pin pressée de couleur verte en panneau de 4’ sur 8’, d’une épaisseur de 1 pouce, qui se coupe facilement, au coût d’environ 30 $ l’unité. Nous le trouvons aussi parfois en 4’ sur 4’. Un seul panneau peut se tailler en quatre sections; un de 30 pouces sur 60 pouces, un deuxième de 18 pouces sur 60 pouces et deux de 18 pouces sur 48 pouces. La surface perforée devrait être tournée vers l’extérieur. Où placer les panneaux? En général, on utilise le plus grand des quatre, derrière soi, sur le mur, plus précisément, le bas du panneau à la hauteur des épaules. Le deuxième plus grand demande un peu d’audace, car nous avons à le placer au plafond. Pour déterminer son emplacement, on utilise une petite source de lumière placée directement devant un des deux haut-parleurs à la hauteur des aiguës. Avec l’aide d’une autre personne munie d’un petit miroir au bout d’un bâton, on fait circuler ce dernier au plafond entre les haut-parleurs et notre position d’écoute afin d’y observer l’endroit où la réflexion se produit. Une fois identifié, on peut y fixer des petits crochets grâce auxquels nous pourrons plus tard suspendre notre panneau. Le même scénario doit être répété pour les panneaux des murs latéraux. Idéalement, nous avons à utiliser aussi deux autres panneaux pour neutraliser les réflexions des haut-parleurs sur le mur opposé à leurs côtés. Si vous trouvez des panneaux de 4’ sur 4’, bravo voilà vos deux extras de 24’’ sur 48’’, ou encore mieux, trois de 18’’ sur 48’’. Notons aussi que l’utilisation d’un tapis ou d’une carpette de bonne dimension entre les enceintes et l’auditeur est plus que souhaitable. Conseils sur la construction des panneaux Avec des baguettes de bois ‘‘forens’’ de 1½’’sur ½’’, on construit des cadres rectangulaires dont la dimension totale sera d’environ 1½’’ de moins à chaque extrémité. À l’aide de vis à bois, de 1¼’’ à 1½’’ et de rondelles métalliques (washers) du côté extérieur, nous pouvons fixer les panneaux aux cadres de bois. Pour la finition, on peut les recouvrir d’un tissus uni de coton et polyester de teintes neutres assorties à votre décor. Il peut être utilisé en le collant à l’intérieur après l’avoir rabattu. On peut aussi l’aider avant que la colle ne sèche en appliquant quelques broches d’agrafeuse. Une fois terminé, de petits oeillets vous permettront de suspendre vos panneaux. Objectif et mise en garde Le but visé par l’exercice est de réduire de façon la plus naturelle possible les premières réflexions qui, elles, détruisent l’information sonore perçue par l’auditeur en lui parvenant que quelques fractions de secondes après celle-ci. Par contre, une sur-utilisation de traitement acoustique vient ternir l’écoute et enlève toute vie, il faut un juste équilibre. Bien dosée, l’utilisation adéquate de ces panneaux se traduit par une plus grande clarté sonore, une image plus précise et plus stable ainsi qu’une meilleure définition des timbres et de la séparation des instruments. Bien entendu, à la mesure de votre chaîne. Enfin, ne sous-estimez pas l’importance de l’apport positif que peut procurer la mise en oeuvre de ce qui est décrit plus haut. Ce peut être l’élément qui vous apportera la joie recherchée à l’écoute de votre système et, avec un peu de soin, le tout peut même être joli et ajouter une touche décorative à votre environnement d’écoute. Ces quelques changements peuvent surtout être beaucoup moins onéreux que de changer de composantes. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter de ne pas avoir la nécessité d’effectuer plus de traitements que celui proposé ici. Bonne écoute. Jacques Roy
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