Mardi-classiques saison 2008-2009

MARDI CLASSIQUE DU 9 JUIN 2009
 

Dans l’esprit décontracté de fin de saison et de l’approche de l’été, le Mardi classique de juin n’a habituellement pas de thème et laisse aux membres la liberté d’apporter nouveautés et coups de cœur.

Contenu de la soirée 

Présentation de Jean-Sébastien Roy
Bach, Johann Sebastian, 1685-1750

Concerto brandebourgeois no 2, BWV1047 : Allegro

Academy of Ancient Music, Richard Egarr, dir.
Harmonia Mundi HMU807461/62
 

Présentation de Jean-Paul Martel
Haendel, Georg Friedrich, 1685-1759

Amadigi di Gaula
(opéra) : Pena tiranna
Chanté par Sara Mingardo, contralto

Rinaldo
(opéra) : Scherzano sui tuo volto
Chanté par Sandrine Piau, soprano et Sara Mingardo, contralto
Concerto Italiano, Rinaldo Alessandrini, dir.
Naïve OP30483
 

Présentation de Gilles Laplante
The Red Violin
(B.O.F.)  musique de John Corigliano: Anna’s Theme
Joshua Bell, violon; Orchestre Philharmonia, Esa-Pekka Salonen, dir.

Sony SK63010

The Mass : Looking for something
et Don’t you forget?
Era
Mercury 0636882
 

Présentation de Pierre Lamarre
Haydn, Franz Joseph, 1732-1809

Concerto pour violoncelle en ré majeur :Finale

Jean-Guihen Queyras, vlle; Freiburger Barockorchester
Harmonia Mundi HMK2961816
Haendel, Georg Friedrich, 1685-1759

Rinaldo
(opera): Venti Turbini
Chani et Nadja Lesaulnier, clavecins
Orfeo SACD3056

 

Présentation de Pierre-André Hamelin
Dvořák, Antonin, 1841-1904

4 pièces romantiques, op. 75 : Allegro moderato
Sonatina pour violon en sol majeur, op. 100 : Allegro risoluto

Qian Zhou, violon; Edmund Battersby, piano
Naxos 8554413
 

Présentation de Michel Savignac
Bach, Johann Sebastian, 1685-1750

Variations Goldberg, BWV988 : Aria
et Variations
Arrangées, annotées et interprétées par Catrin Finch
Deutsche Grammophon 4778165
 

Brouwer, Leo, 1939-
Paisaje cubano con rumba

Tirée de l’album The Lute is a Song. Edin Karamazov, luth
Decca 4781077
 

Say, Fazil, 1970-
Summertime Variations
et Alla turca jazz; fantasie sur le rondo K.331 (Mozart)
Tirées de l’album 1001 Nights in the Harem
Naïve V5147
 

Janitsch, Johann Gottlieb, 1708-1763
Sonata da camera en sol mineur: Largo
et Allegro
Notturna, Christopher Palameta, dir.
Atma ACD22593
 

Du Courroy, Eustache, 1540-1609
Requiem des rois de France: Pavane pour le roy
et Graduale si ambulem
Doulce Mémoire, Denis Raisin Dadre, dir.
Naïve E8922
 

Michel Savignac
10/06/09

 


 

MARDI CLASSIQUE DU 19 MAI 2009

HAENDEL EN DIX MOUVEMENTS

 Au calendrier de 2009, deux grands anniversaires s’y présentent :
le 200e de la mort de Joseph Haydn et le décès de Georg Friedrich  Haendel.  Si le premier est bien souligné par de multiples enregistrements de ses œuvres, le second semble avoir été ignoré.  Injustice historique envers un géant de la musique qui eut une grande influence sur d’autres compositeurs dont Mozart, Haydn, Beethoven et bien d’autres. Ce grand maître du baroque a su tirer le meilleur des grandes écoles musicales de son époque dont l’italienne en particulier, ce qui lui permit de magnifier les voix pour nous donner des chefs-d’œuvre  dans l’opéra et l’oratorio.

 Un membre de l’A.M.A., Jean-Paul Martel, admirateur passionné de Haendel nous a soigneusement préparé un programme entièrement consacré à l’auteur du Messiah avec documentation et commentaires bien fournis de chaque œuvre présentée.  Cette soirée fut un très bel hommage à ce compositeur.

Ci-inclus, le programme détaillé de la soirée.

Michel Savignac
22/05/09

 


 

MARDI CLASSIQUE DU 21 AVRIL 2009

Le programme du mardi classique du 21 avril a été préparé et présenté par Gilles Laplante.
Voir les détails du programme en
annexe.


 

MARDI CLASSIQUE DU 17 MARS 2009

 La musique d’Anton Bruckner

 Il ouvrit la voie à Gustav Mahler mais contrairement à celui-ci sa musique demeure peu diffusée et interprétée. Celui que l’on surnomma le «Ménestrel de Dieu » composa de somptueuses symphonies, des messes et autres oeuvres religieuses toutes imprégnées d’une profonde spiritualité.  C’est ce magnifique univers que Pierre Lamarre a voulu nous présenter en préparant ce programme.

 Des sept messes, c’est la Messe no 3, plus précisément le Kyrie, qui servit d’introduction dans l’univers brucknérien.  Grand admirateur de Richard Wagner, Bruckner lui dédia sa Symphonie no 3; Bernard Haitink nous la présenta avec la Philharmonique de Vienne.  A cause du mélange des tonalités, l’intensité de son coloris et l’atmosphère du début du romantisme avec ses cors la Symphonie no 4’’Romantique’’ justifie bien son appellation et Karl Böhm nous le démontra avec la Philharmonique de Vienne. Plusieurs interprètes nomment la Symphonie no 5 la « Symphonie de la foi »  Eugen Jochum avec l’Orchestre du Concertgebouw nous a dépeint l’adagio avec ses étranges envolées mystiques mêlées de beaux passages élégiaques. C’est avec les trois dernières symphonies que Bruckner s’affirma en véritable symphoniste et la Septième lui fit connaître son premier grand succès; Günter Wand nous la présenta avec l’Orchestre symphonique NDR. La Symphonie no 8 est la plus longue des onze symphonies, elle est une véritable cathédrale sonore et fut érigée par Herbert von Karajan et la Philharmonique de Vienne.  Si on lui trouve des « longueurs célestes » c’est surtout dans l’adagio que l’auditeur est amené dans l’au-delà et l’interprétation, presque immatérielle, de la Philharmonique de Munich sous la baguette magique de Sergiu Celibidache, il est conduit aux portes de l’éternité. Doté d’une foi simple mais profonde, Bruckner dédia sa Symphonie no 9 « au bon Dieu »; ce dernier monument orchestral imprégné d’essence mystique fut bien traduit par Günter Wand et la Philharmonique de Berlin. Puisque le maître de Saint-Florian n’a pas terminé sa dernière symphonie, il suggéra d’y inclure son Te Deum pour le dernier mouvement.  Et c’est par cette œuvre religieuse interprétée par la Philharmonique de Berlin, le Chœur de la Deutschen Opern de Berlin dirigés par Eugen Jochum que nous avons quitté l’univers du « Ménestrel de Dieu ».

 Gilles Thibodeau nous fit écouter une nouveauté originale :  Gargantua et autres délices extrait du chef-d’œuvre de Rabelais lu par Albert Millaire, mis en musique par Jean Françaix et interprété par Angèle Dubeau & La Pietà.  Disque Analekta.

 Nouvelle du disque :  ce mois-ci le disque compact fête ses 30 ans (8 mars 1979) et sa production industrielle débuta en 1982.  Jusqu’à ce jour, plus de 240 milliards de CD et 3,5 milliards de lecteurs ont été vendus.

 Michel Savignac
22/03/09

 


MARDI CLASSIQUE DU 17 FÉVRIER 2009

                                  LA MUSIQUE DE SCHUBERT

 Musicien de l’intimité Schubert n’était heureux qu’en partageant ses compositions dans les réunions chez des amis.  Ces nombreuses soirées légendaires où la musique de Schubert créait une atmosphère si particulière qu’on leur donna le nom de Schubertiades.

 Avec l’andante de la Sonate no 13, D. 664 le pianiste français Alexandre Tharaud nous campa d’entrée de jeu dans cet environnement schubertien. En 1823 un luthier viennois créa un instrument hybride (guitare-alto ou guitare-violoncelle) nommé arpeggione.  Schubert en écrivit une sonate avec le hammerflügel pour accompagnement; ce que l’on put entendre sur un des rares enregistrements utilisant des instruments d’époque et suivi d’un enregistrement de la même œuvre avec cette fois-ci le violoncelle et le piano.  Le lied, ou mélodie propre au monde germanique, Schubert l’a élevé a un niveau jamais égalé ou dépassé et une Schubertiade est impensable sans sa présence.  La baryton Hermann Prey nous chanta le Gute Nacht qui est le lied initial du Winterreise.  Le Trio Grumiaux nous fit entendre l’andante de l’unique Trio pour cordes, D.581.  Schubert a longtemps désiré se faire un nom à l’opéra mais il connut plutôt des échecs dans ce domaine.  Néanmoins, si ses opéras ne sont plus montés on joue à l’occasion ses ouvertures.  Premier essai pour la scène à 14 ans avec Der Teufel als Hydraulicus, D. 4 dont l’ouverture fut rendue par la Sinfonia de Prague.  Le Quintette ‘La Truite’, D. 667 est aussi associé à Schubert que la tour Eiffel l’est à Paris et la fugacité de l’animal fut admirablement illustrée par P. Serkin, A. Schneider, M. Tree, D. Soyer et J. Levine.  Franz Schubert nous quitta tôt, à 31 ans, avec une œuvre peut-être inachevée?  Quoi de plus symbolique que d’entendre pour clore la soirée le mouvement allegro moderato de la Symphonie no 8 dite ‘Inachevée’, D. 759; Carlos Kleiber avec la Philharmonique de Vienne  nous en rendit tout le mystère.

Robert Godin, Pierre-André Hamelin et Claude Chasle ont élaboré ce programme dédié à Franz Schubert.

 Dans sa chronique  Pierre-André Hamelin nous signala quelques parutions disponibles ou à venir :  réédition chez Harmonia Mundi des œuvres de G. F. Handel pour souligner le 250e anniversaire de sa mort;  un coffret des opéras de  W. A. Mozart chez Telarc dirigés par Charles Mackerras; Alfred Deller sur 7 CD chez Vanguard; les symphonies de W. A. Mozart chez Linn Records; la maison néerlandaise Brilliant vient de signer une entente avec la Deutsche Grammophon pour la réédition de certaines œuvres et le magazine britannique The Gramophone a numérisé tous ses numéros.

 Il y a des enregistrements qui sont des états de grâce où l’on sent que l’interprétation atteint des sommets et dépasse tout ce qui a été fait jusqu’à ce jour.  C’est le cas du dernier enregistrement de Dido & Aeneas de Henry Purcell. Simone Kermes en Dido est sublime et le reste est à l’avenant.  Teodor Currentzis dirige l’ensemble Music Aeterna et le New Siberian Singers. Alpha 140, c2008.

 Michel Savignac
23/02/09

 


MARDI CLASSIQUE DU 20 JANVIER 2009

 

MUSIQUE EN FORMATS SACD ET DVD-A

 L’écoute du choix musical préparé par Claude Chasle se fit avec une certaine ampleur, soit avec l’usage de CD de qualité supérieure  i.e. en SACD et DVD-A.  Pour se faire la chaîne audio était composée de : lecteur universel Denon modèle DVD-2900 utilisé comme transport, convertisseur MSB Technology modèle Platinum DACII, amplificateur intégré Jeff Rowland modèle Concerto de 250 w/c et enceintes à deux voies de l’A.M.A.

 Also sprach Zarathustra de Richard Strauss servit d’introduction musicale livrée par l’Orchestre symphonique de Chicago dirigé par Fritz Reiner.Marc Minkowski avec les Musiciens du Louvre prirent la relève en nous ressuscitant tout le faste et la grandeur de la musique de théâtre de Jean-Philippe Rameau tirée de leur CD Une Symphonie imaginaire. Un comparatif de trois formats  fut possible en utilisant le même enregistrement original des Tableaux d’une exposition de Modest Moussorgski avec l’Orchestre symphonique de Chicago sous la direction de Fritz Reiner édité en CD, en SACD et en XRCD2 (Extended  Resolution CD) de JVC.  La Sonate pour piano et violon K.380 de W. A. Mozart interprétée par Gary Cooper et Rachel Podger fut utilisée pour un autre comparatif entre deux formats : lecture sur un I Pod (téléchargement) via le transport Wadia modèle 170i et relecture sur le support original en SACD de Channel Classics.  La maison allemande Stockfisch reconnue pour ses pressages de qualité nous offrit la Suite en sol majeur du compositeur hollandais Johan Schenck.  Puisque le format SACD sert bien les compositions d’envergure, deux autres œuvres nous en ont montré ses avantages :  la Symphonie no 2 «Résurrection» de Gustav Mahler offerte par l’Orchestre du Festival de Budapest sous la direction de Ivan Fischer et la Rhapsodie hongroise no 2 de Franz Liszt dans une version fougueuse de Leopold Stokowski au bâton de l’Orchestre symphonique RCA.

 Si le format DVD-A a connu une courte existence à cause des pré-requis de lecture il offrit néanmoins une très bonne résolution sonore que nous avons pu expérimenter en écoutant un extrait du Messiah de G. F. Handel rendu  par le Coro della Radio Svizzera et le I Barocchesti dirigés par Diego Fasolis.  Claude Viens nous présenta une autre audition en DVD-A.

Cliquez ici pour les détails sur le DVD-AUDIO proposé par Claude Viens.

 Dans sa chronique Pierre-André Hamelin nous informa de l’arrivée en mai prochain en Amérique du Nord du CD en format Blu-ray.  

Michel Savignac
25/01/09

 


MARDI CLASSIQUE DU 18 NOVEMBRE 2008

COMPOSITEURS SCANDINAVES II

 A la différence des autres pays scandinaves la Suède n’a pas attendu le XIXe siècle pour se faire connaître sur la scène musicale européenne.  Au XVIIIe siècle deux noms, entre autres, ont contribué à cette reconnaissance : Carl Michael Bellman et Johan Helmich Roman.  De ce dernier, surnommé ″le père de la musique suédoise″ nous avons écouté un extrait de Then Svenska Messan (La Messe suédoise) dont le texte est en suédois.  Au siècle suivant le nombre de compositeurs proliféra en Suède.  Franz Berwald, reconnu le meilleur compositeur scandinave de l’époque, laissa en plus de ses six symphonies de remarquables musiques de chambre. Le Quatuor à cordes no 1 en si bémol interprété par le Quatuor Yggdrasil nous le confirma.  Wilhem Stenhammer se distingua dans la miniature.  La pianiste Hilda Waldeland nous rendit l’atmosphère nostalgique de Sensommarnätter (Dernières nuits d’été) avant que la mezzo Anne Sofie von Otter nous amène dans la forêt (I Skogen) et que le baryton Håkan Hagegård nous chante les beautés printanières dans Vandraren (Le Voyageur). En composant sa Rhapsodie suédoise no 1, op. 19 ″Midsommar Vaka″  Hugo Alfven ne se doutait pas que sa composition deviendrait l’œuvre la plus célèbre de son pays.  C’est l’Orchestre symphonique de l’Islande dirigé par Petri Sakari qui nous entraîna dans cette fête de la Saint Jean.  Même au XXe siècle la campagne n’est jamais loin en Suède.  Lars-Erik Larsson nous y amena dans sa Pastoralsvit (Suite pastorale) avec les musiciens de l’Orchestre symphonique de Stockholm sous la direction de Stig Westerberg.  Si la valeur n’attend pas le nombre d’années Bo Linde en est un bel exemple.  Décédé à l’âge de 37 ans il a laissé de belles partitions pour le violoncelle, l’instrument qu’il affectionnait.  Maria Klegel se mit au violoncelle accompagnée de l’orchestre symphonique Gävle dirigé par Petter Sundkvist pour nous offrir son Concerto op. 29.

 De la Suède nous traversons le détroit d’Øresund pour gagner le pays de ″La Petite Sirène″ où notre hôte sera le compositeur emblématique du Danemark, Carl Nielsen.  Sa Synphonie no 5, op. 50, où dans le premier mouvement le tambour à caisse claire occupe une place importante, a retenu notre attention.  Jascha Horenstein en a gravé une version référence en 1969 avec le New Philharmonia Orchestra.  Dans une note plus intime, le Quatuor Kontra nous offrit le Quatuor à cordes en fa mineur, op. 5.   /…2

 On quitta le plus petit pays scandinave avec l’écoute d’une nostalgique mélodie  Underlige Aftenlufte (Merveilleux air du soir) sensiblement rendue par Aksel Schiøtz avec Christian Christiansen au piano.  Le temps nous manqua pour visiter d’autres compositeurs danois au programme.  

Notre dernière escale se trouve à plus de 2000 km des côtes européennes. L’Islande surnommée terre de feu et de glace possède une géologie bien particulière et le compositeur Jón Leifs l’a dépeinte dans différentes œuvres dont Geysir, op. 51 où l’Orchestre symphonique d’Islande dirigé par Osmo Vänskä a su faire jaillir ces eaux chaudes des geysers.  C’est sur la musique envoutante de Melodia de Jóhann  Jóhansson  tirée de son dernier album Fordlandia  que s’est terminée cette croisière musicale en Scandinavie.

 Dans la partie consacrée aux suggestions de nos membres Pierre Lamarre nous ramena  en Norvège  avec une œuvre de Johan  Svendsen  Norsk Kunstnerkarneval, op. 14 (Carnaval des artistes norvégiens) rendue par l’Orchestre symphonique de Trondheim sous la direction de Ole Kristian Ruud. 

Claude Chasle nous apporta le dernier CD du pianiste Alain Lefèvre qui exécute le Concerto pour piano no 4 de André Mathieu avec l’Orchestre symphonique de Tucson dirigé par George Hanson. Œuvre monumentale la Natursymphonie du compositeur autrichien Siegmund von Hausegger vient d’être ressuscitée par la WDR Rundfunkchor   et le WDR Sinfonieorchester de Cologne dirigés par Ari Rasilainen.

 Michel Savignac
23/11/08  

 


MARDI CLASSIQUE DU 21 OCTOBRE 2008

 COMPOSITEURS SCANDINAVES

Dans cette première partie d’une excursion musicale dans les pays scandinaves deux pays seront visités, la Norvège et la Finlande.
Il faut attendre le XIXe siècle avec « l’éveil des nationalités » pour connaître la musique scandinave et ses écoles nationales.  Au début et bien après les compositeurs puiseront aux sources de leur littérature et de leur folklore respectifs.
C’est au violoniste Ole Bull que la Norvège doit beaucoup son émancipation musicale.  Avec son instrument il fit connaître le folklore norvégien aux Européens, il fonda le Conservatoire de musique et encouragea Edvard Grieg. De lui, deux œuvres pour violon et orchestre nous ont charmés par son romantisme :  Saeterjentens Søndag (Le Dimanche de la bouvière) et La Mé
lancolie.
Le pianiste norvégien Leif Ove Andsnes nous donna un récital intime d’oeuvres de piano d’Edvard Grieg dans l’intérieur feutré où elles ont vu le jour et sur l’instrument qui les a confectionnées.  Ce CD fut enregistré dans la maison-musée du compositeur à Trolhaugen (près de Bergen) en utilisant le piano Steinway qui fut donné au couple Grieg en cadeau pour leurs noces d’argent.  L’atmosphère était propice pour accueillir le seul quatuor complet du grand compositeur norvégien, soit le Quatuor en sol mineur, op. 27. Maître de la miniature Edvard Grieg nous laissa plus d’une centaine de mélodies pour voix soliste et pour chœur.  Anne Sofie von Otter nous interpréta Dereinst, Gedenke mein (Un jour, chère pensée) et l’ensemble Det Norske Solistkor enchaîna avec Blegnet, Segnet (Flétri, fané) et la nostalgique Våren (Dernier printemps).
C’est dans une scène bucolique pleine de sérénité d’une Pastorale pour flûte
et orchestre à cordes de la compositrice Anne-Marie Ørbeck que nous avons quitté le pays des fjords.

 Après la pause nous avons débarqué au pays du Kalevala et c’est le compositeur et chef d’orchestre Robert Kajanus qui nous accueillit au son de son poème symphonique Aino. Celui-ci fut l’ami et le grand défenseur de la musique de Jean Sibelius. Jean Sibelius fut un grand symphoniste et la magnifique Symphonie no 2, op. 43, dont nous avons écouté le 1er  mouvement, illustre bien cette réputation. Il ne subsiste qu’un seul document sonore où l’on peut entendre Sibelius diriger une de ses œuvres.  Cette pièce d’archives de la Radio finlandaise date du 1er  janvier 1939 où l’Orchestre de la Radio finlandaise sous la direction du compositeur interprète son  Andante Festivo pour une diffusion en direct (live).  Si elle a servi de pièce de ralliement au mouvement artistique et nationaliste Nori Suomi (Jeune Finlande) le poème symphonique Finlandia n’a pas perdu de sa popularité et pour beaucoup de Finlandais il représente le second hymne national de la Finlande.  C’est dans une version pleine de ferveur qu’elle nous fut servie par l’Orchestre symphoni- que de Gothenburg dirigé par Neemi Järvi accompagné du Chœur de voix d’hommes Laulun Ystävät et du Chœur de garçons de Gothenburg. Puisqu’une bonne partie du territoire finlandais se situe au-delà du cercle polaire, une visite s’impose.  C’est le compositeur Einojuhani Rautavaara qui nous guida à travers son œuvre Cantus Arcticus, op. 61 où l’on a pu ressentir toute la froide solitude du Grand Nord.

 Dans la dernière demi-heure de suggestions d’écoute venant des membres Pierre Lamarre nous garda en Scandinavie par l’écoute de deux mélodies de compositeurs suédois interprétées par Anne Sofie von Otter :  de Sigurd von Koch I Månaden Tjaitra (Dans le mois de Tjaitra) et de Wilhelm Peterson-Berger Böljeby-Vals (Valse de Böljeby). Pierre-André Dion nous apporta un Chopin servi royalement sur un piano Bösendorfer Imperial Concert Grand sur lequel Malcolm Frager interprète la Polonaise, op. 53, «Éroïque ». Daniel Laurin dénicha une magnifique réédition de Alfred Deller à ses débuts (1954) parue dans la collection «Les Indispensables de Diapason ». Il était accompagné de Gustav Leonhardt, Nikolaus Harnoncourt et le Leonhardt Baroque Ensemble pour nous interpréter Pandolpho de Robert Parsons

 Michel Savignac
27/10/08

 


MARDI CLASSIQUE DU 16 SEPTEMBRE 2008

 LES DÉCOUVERTES DE L’ÉTÉ

 

L’été est la saison idéale pour aller fureter chez les disquaires locaux ou à l’étranger si nous sommes en voyage.  Quelques membres nous ont apporté quelques-unes de leurs découvertes.

 D’une compilation de la maison Proprius, Gilles Laplante nous fit entendre un air folklorique suédois Oxbergsmarschen et du compositeur italien Mario Castelnuevo-Tedesco la Sonate pour flûte et guitare, op. 205.
Jean-Pierre Martel est un inconditionnel de Vivaldi et nous l’avons bien senti dans sa présentation d’un nouveau CD présentant des concertos pour violon de jeunesse inédits dont le magnifique mouvement lent du Concerto
pour violon en do majeur, RV176 au programme de la soirée.  Ces œuvres sont interprétées par l’ensemble Harmonie Universelle sur la nouvelle étiquette française Eloquentia.  Cette maison fondée par des gens de l’industrie du disque veut offrir un produit de haute qualité tant dans sa présentation que dans l’attention à toutes les étapes de l’enregistrement.  Fabio Bondi et  l’ensemble Europa Galante nous interpréta le Concerto pour viole d’amour en la mineur, RV397.
Andreas Staier figure parmi les grands clavecinistes vivants et nous le montra dans une lumineuse interprétation de la Chaconne en sol majeur, HWV
435 de G. F. Handel.  La deuxième découverte de Claude Chasle fut des quatuors à cordes de Franz Xaver Richter rendus par le quatuor Rincontro sur étiquette Alpha.
Du premier CD de l’Orchestre symphonique de Montréal dirigé par Kent Nagano nous avons écouté une réflexion sur la guerre fratricide au Rwanda dans un texte lu par Albert Millaire intitulé Le Général et greffé à la musique d’Egmont de Beethoven.  Choix de Guy Desjardins.
Petite trouvaille de Daniel Laurin à Paris, la Simple Symphony de Benjamin Britten interprétée par l’European Camerata sur étiquette Fuga Libera.  Il poursuivit avec une œuvre de Philip Glass pour le cinéma Naqoyqatsi avec Yo-Yo Ma au violoncelle sur Nonesuch.

 Une nouvelle chronique s’ajoute à nos activités, intitulée Nouvelles de l’industrie elle a pour but de nous informer des nouvelles parutions en CD et DVD qui peuvent nous intéresser et tout ce qui y gravite dans ce domaine. Pierre-André Hamelin en est le responsable.  Cette fois-ci il nous a fait part de sa conversation avec une avocate de l’ADISQ concernant les problèmes du droit d’auteur (copyright) reliés à un vide dans la législation avec l’arrivée des nouveaux médias.  Actuellement c’est l’anarchie, il faut une refonte de la loi.  Il nous a aussi mentionné quelques nouveautés à venir. Michel Savignac nous a auditionné de courts extraits de trois nouveautés :  la Symphonie no 9 de Anton Bruckner par L’Orchestre métropolitain du Grand Montréal dirigé par Yannick Nézet-Séguin chez Atma; du compositeur polonais Zbigniew Preisner Silence, Night & Dreams chez EMI et de la maison néerlandaise Brilliant un album double Music from the Golden Age of Rembrandt par l’ensemble Musica Amphion.
Choisi par Pierre Lamarre, l’extrait de l’Oratorio de Pâques de J. S. Bach interprété par le Collegium Vocale dirigé par Philippe Herreweghe. La contralto québécoise Marie-Nicole Lemieux a terminé  notre soirée en beauté dans un extrait du Stabat Mater de Vivaldi qui fut présenté par Pierre-André Hamelin.

  

Michel Savignac
19/09/08