Mardi-classiques saison 2007-2008

 

MARDI CLASSIQUE DU 10 JUIN 2008

 

     Pour ce dernier Mardi classique de la saison il a été convenu qu’il n’y aurait pas de thème mais un appel fut fait aux membres les invitant à apporter ce qui leur plait.  Les réponses envoyées à Claude Chasle, pour la préparation du programme, furent nombreuses et débordèrent le cadre de nos trois heures d’écoute.

      La levée de rideau se fit avec le magnifique programme concocté par Gilles Thibodeau qui comprenait uniquement des œuvres de compositeurs suédois.  Hugo Alfvén se fit entendre dans sa célèbre Rhapsodie suédoise no 1, op. 19,  mieux connu sous le titre de Midsommarvaka (Nuit d’été) et sa Festival Music op. 25; une Mélodie de Wilhelm Stenhammar fut suivie de Marcia de la Sérénade pour cordes op. 11 de Dag Wirén;  la musique religieuse fut soulignée par Hostias du Requiem de Otto Olssen et le Quartetto con coro de la Cantate funèbre pour Gustav III de Joseph Martin Krauss. Faute de temps, le programme de Gilles fut amputé du tiers.

      Jean-Philippe Mendès nous amena dans les forêts du pays voisin, la Finlande, par l’audition du poème symphonique Tapiola de Jean Sibelius. De Johann N. Hummel nous avons découvert le beau Concerto no2, op.25 pour piano ainsi qu’une Suite pour piano de Handel rigoureusement interprétée par Keith Jarrett, œuvres qui furent présentées par Gilles Laplante. Remarquables guitaristes, les quatre membres de la famille Romeros s’imposèrent dans plusieurs enregistrements et Jean-Paul Martel nous choisit trois œuvres pour nous illustrer leurs talents : un Concerto pour mandoline (transcrit pour guitare) de Vivaldi, le Concierto Andaluz de Joaquin Rodrigo et le Fandango du Quintette no 4 de Luigi Boccherini.

      Titre d’album bien de circonstance KIOSQUE 1900 nous rappelle les  concerts d’été dans les parcs, ici Alain Trudel qui dirige son ensemble Le Kiosque à musique se manifesta dans un Charleston de Simon Leclerc. L’orchestre de St Louis nous façonna une admirable Fantaisie sur un thème de Thomas Tallis de Ralph Vaughan Williams.  Et pour rester dans l’atmosphère du kiosque à musique que nous présente Pierre-André Hamelin, la pièce Festival March de Victor Herbert interprétée par le Cincinnati Pops Orchestra dirigé par Eric Kunzel termina bien cette soirée où nous avons pu reconnaître l’air écossais Auld lang syne connu au Québec sous le chant Ce n’est qu’un au revoir.

      Le système audio était composé d’enceintes autoportantes de fabrication domestique à deux voix plus un woofer passif, fabriquées et prêtées par Jean-Philippe Mendès; celles-ci alimentées par l’ampli intégré Jeff Rowland, modèle Concerto de 250 watts par canal, prêté par Serge Jobin et la lecture des CD fut faite par le lecteur Audio Aero, modèle Capitole Classic prêté par le soussigné.

 Bel été en musique,

 Michel Savignac
14/06/08

 

Photos Jacques Roy


MARDI CLASSIQUE DU 20 MAI 2008
 

Programme de la soirée :
   1. Défi sonates pour piano de Beethoven : finale (Claude Chasle)
   2. Œuvres de Beethoven (Claude Chasle/Michel Savignac)
   3. Discussion sur la programmation de la prochaine saison (C. Chasle/tous)

Pour clore cette longue série de Défi sonates pour piano de Beethoven, le choix musical de la soirée est composé d’œuvres du maître de Bonn.

La levée de rideau se fit par l’audition de  l’ Ouverture Egmont, op. 84 interprétée par l’Orchestre symphonique de Montréal dirigé par Kent Nagano, œuvre qui caractérise bien Beethoven et son combat pour la liberté.

L’œuvre choisie pour le Défi sonates pour piano de Beethoven est la 23e Sonate, op. 57 dite ″ Appassionata″ que se disputent les deux derniers concurrents identifiés par les lettres A et B.  Après écoute des interprétations l’auditoire a donné sa préférence à A dans un score de 10 à 6.  Le gagnant est donc Vladimir Ashkenazy  et sa rivale Annie Fischer.  Dans un climat décontracté cette série a permis aux membres de prendre conscience qu’une œuvre n’est pas figée dans une partition et qu’un artiste est avant tout un créateur ou plutôt un recréateur. Merci à Claude Chasle pour cette initiative.

″Cette symphonie est l’apothéose même de la danse…″, c’est dans ces termes que Richard Wagner a défini la 7e Symphonie, op. 92  et que la Philharmonique de Vienne dirigée par Carlos Kleiber nous en souligna les traits marquants de joie et d’exubérance.

 C’est par la Fantaisie pour piano, chœur et orchestre, op. 80 , qui est une esquisse directe de la 9e Symphonie, que s’est terminé ce programme dédié à Beethoven.  Cette œuvre fut interprétée par Pierre-Laurent Aimard au piano,  l’Orchestre de chambre d’Europe accompagné du Chœur Arnold Schoenberg avec Nikolaus Harnoncourt à la direction.

 Claude Chasle a présenté une programmation préliminaire pour la saison prochaine.  Elle fut acceptée accompagnée de suggestions et propositions de la part des membres.

Composition du système sonore :
   Lecteur CD YBA, Passion 1000 avec son bloc d’alimentation
                                                                           (Denis Vandal).
   Préampli Linar 2 et ampli Linar en classe A (Guy Desjardins).
   Enceintes Mani 2 de Totem Acoustics           (Claude Chasle).
   Conditionneur de ligne APC, modèle H15 (Audio d’occasion).
   Câbles haut-parleurs Van den Hul, modèle D-352.
   Câbles de liaison balancés cuivre/argent de fabrication domestique.
   Câbles d’alimentation de fabrication domestique par Serge Jobin.

 Merci à tous ceux qui ont apporté leur appareil et à la boutique Audio
d’occasion pour le prêt du conditionneur de ligne.

 Michel Savignac
22/05/08


MARDI CLASSIQUE DU 15 AVRIL 2008

 

Programme de la soirée :
     1. Défi sonates pour piano de Beethoven; 2e semi-finale (Claude Chasle)
     2. La musique des Soviets (Claude Chasle/Michel Savignac)
     3. Redécouvrir le Boléro de Ravel (Pierre Filteau)

    Dans cette seconde semi-finale deux pianistes identifiés par les lettres C et D se sont mesurés dans l’interprétation de la sonate no 8, op. 13, nommée « Pathétique ».  Encore une fois un score serré, 9 à 8 en faveur de C. A la finale, le mois prochain, le gagnant de ce soir affrontera le pianiste restant.

    La Révolution russe bouleversa non seulement les aspects politiques, sociaux et économiques de la société russe mais affecta le monde des arts  en l’embrigadant dans de nouvelles règles orientées à dépeindre une nouvelle réalité appelée Réalisme socialiste.  Les artistes doivent exalter la marche du pays vers le communisme, glorifier le travail des bâtisseurs du monde nouveau.  Heureusement, beaucoup d’œuvres ne portent pas l’oblitération officielle et malgré les contraintes du régime les compositeurs russes nous ont laissé un catalogue d’œuvres riches et diversifiées.

Extraits d’œuvres auditionnées :
 n    
Miaskovsky, N., Sonate pour violoncelle et piano, no. 2, op. 81(1948)
 n    
Prokofiev, S., Lieutenant Kijé, op. 60 (1933)
 n    
Stravinski, I., Suite italienne (1932)
 
n     Chostakovitch, D., Symphonie no5, op.47 (1937)

     S’il y a une oeuvre qui n’a pas besoin de présentation, c’est bien le Boléro de Ravel.  Son auditoire dépasse celui qui fréquente les salles de concert. D’apparence simple dans son rythme en accéléré et en crescendo il se révèle d’une complexité insoupçonnée lorsqu’on y regarde de plus près.  Tel un guide expérimenté Pierre Filteau nous accompagna dans l’audition de l’oeuvre en nous décrivant minitieusement tous les éléments qui la composent. Thème, contre-thème, timbres instrumentaux, densification de l’orchestration et les temps furent bien signalés pour une redécouverte de cette composition.  Avant de nous faire cette analyse du Boléro, Pierre Filteau nous mit dans l’ambiance de l’époque de sa création en nous donnant des extraits  d’œuvres en vogue à la fin des années 20.

 Michel Savignac
22/04/08


MARDI CLASSIQUE DU 1er AVRIL 2008

 

Programme de la soirée :
     1. Défi sonates pour piano de Beethoven (Claude Chasle)
     2. Hommage à un grand chef : Herbert von Karajan (Pierre Filteau / Michel Savignac)

 

     Avant d’entamer notre programme nous sommes invités à un petit quiz préparé par Pierre Filteau qui nous fait entendre pendant trois minutes une mélodie et nous demande d’identifier le nom de la chanteuse et celui du compositeur.  Réponse à la fin de la soirée.

 

     C’est le début des éliminatoires au Défi sonates pour piano de Beethoven et quatre pianistes sont en lice : Vladimir Ashkenazy, Annie Fischer, Jenö Jandó et Louis Lortie.  Parmi ces derniers, deux pianistes identifiés par les lettres A et B se sont disputé l’interprétation de la sonate no 15, op. 28, dite « Pastorale ».  Score très serré, 8 à 7; le pianiste gagnant (B) l’emporte donc par un point.  Celui-ci ira se confronter le mois prochain avec le pianiste gagnant de la soirée du 15 avril prochain.

 

     Le 5 avril de cette année sera le centenaire de la naissance de l’un des plus grands chefs d’orchestre du XXe siècle, celui de Herbert von Karajan. Elevé au niveau de légende, il a marqué son époque par des exécutions exemplaires d’une multitude d’œuvres, par sa rigueur et ses exigences qui ont permis d’élever au rang des meilleurs orchestres la Philharmonique de Berlin et la Philharmonique de Vienne et par la quantité phénoménale d’enregistrements, plus de 800.  Pierre Filteau nous décrivit les caractéristiques de direction du maestro de Berlin et illustra ses propos par un DVD montrant Herbert von Karajan en répétition de la 5e symphonie de Beethoven filmée en 1966.  Ce document nous permit de voir la composition imposante de  musiciens d’un orchestre sous ce chef et l’importance apportée aux instruments à cordes.  Un autre DVD nous donna l’occasion de voir le même orchestre sous la direction de Claudio Abbado; cette fois-ci l’orchestre est réduit en effectifs.  Parmi les innombrables enregistrements du maestro j’ai présenté trois œuvres parmi les joyaux qu’il nous a laissés :
 n    
Mozart, W. A., Die Zauberflöte, K. 620.  2 EMI, 1952
 n     Strauss, R., Ein Heldenleben, op. 40.  DGG, 1959
 n     Brahms, J., Ein Deutsches Requiem, op. 45.  DGG, 1964 

Réponse au quiz: Nana Mouskouri qui chante un lieder de Alma Mahler.

Michel Savignac 
5/04/08

 


MARDI CLASSIQUE DU 19 FÉVRIER 2008

 

Programme de la soirée :
     1. Défi sonates pour piano de Beethoven (Claude Chasle)
     2. Nouveautés en CD (Michel Savignac)
     3. Aperçu du chant grégorien (Pierre Filteau)

 

   Avant de débuter notre programme, notre analyste musical, Pierre Filteau de Naxos Canada, invita un ami personnel à notre soirée.  Guy Sauvé est musicothécaire à Radio-Canada, musicien et conférencier sur la musique. Ce dernier nous décrivit brièvement son travail et les principales fonctions de la musicothèque de Radio-Canada et son importante collection en CD, vinyles, 78 tours et partitions.

 

   La sonate no 26, op. 81a, dite Les Adieux, fut l’œuvre soumise aux deux pianistes mystères identifiés par les lettres G et H.  Au verdict de l’auditoire c’est ce dernier qui fut favorisé par 2 sur 3.  Louis Lortie sort gagnant de cette compétition qu’il partagea avec Anton Kuerti et passe ainsi aux éliminatoires.

 

   Bien que janvier et février ne présentent pas beaucoup de nouvelles parutions, trois nouveautés ont attiré mon attention : Pierre de La Rue, The Complete Magnificats / Three Salve Reginas, 2 Naxos 8557896-97; Nikolay Medtner, Complete Works for Violin and Piano, vol. 1 Naxos 8570298; Mily Balakirev, Grand Fantasia on Russian Folksongs, op. 4 /  30 Songs of the Russian People, Toccata Classics TOCC0018.

 

   Pour nous familiariser avec le chant grégorien, Pierre Filteau nous décrivit ce que comportait le corpus ou le rituel du chant grégorien et avec l’aide d’un texte imprimé du Puer Natus Est Nobis et d’écoutes comparées nous pouvions constater l’évolution de ce genre musical.

 Michel Savignac
23/02/08


 

MARDI CLASSIQUE DU 15 JANVIER 2008

 

     Le programme de la soirée comporta trois parties :
          1. Défi sonates pour piano de Beethoven (Claude Chasle)
          2. Analyse d’une sonate (Pierre Filteau)
          3. Les voix nouvelles (Michel Savignac)

 

     Le troisième ″duel″ du Défi sonates pour piano de Beethoven opposait Jenö Jandó (Naxos) à l’un des grands interprètes beethovénien Alfred Brendel (Philips).  L’œuvre choisie était la sonate no 17 en ré mineur, op. 31, no 2, dite ″La tempête″.  Jandó sortit favori d’un résultat serré, 8 à 6. Le pianiste hongrois passera donc en semi-finales.  Tous seront d’accord qu’un tel résultat démontre l’importance d’une écoute à l’aveugle.  L’organisateur de ces écoutes, Claude Chasle, est le seul à connaître les interprètes en lice à chaque ″duel″.  Ces derniers étant identifiés par des lettres.  Prochaine compétition le 19 février, suivront ensuite les éliminatoires.

 

   Une œuvre est d’autant plus appréciée lorsque l’on en connaît les éléments de sa composition.  Notre invité, Pierre Filteau agent commercial et publicitaire de Naxos Canada, nous a fait une analyse de la sonate no 21, en do majeur, op. 53, nommée ″Waldstein″ de Beethoven en nous identifiant les différents thèmes qui la composent.  Enrichissant et fort apprécié.

 

     Pour la relève, l’art lyrique n’a pas à s’inquiéter, plusieurs candidats sont dans la course.  Dans son premier CD la soprano britannique Kate Royal nous charme par la douceur de son timbre, ce qui en fait une interprète idéale pour le récital.  On l’entendit dans In trutina tirée de Carmina Burana de Carl Orff et dans le lieder Morgen de Richard Strauss.  De l’Australie, la  jeune et pétillante soprano lyrique Danielle de Niese n’a pas tardé à se faire remarquer au MET de New York dans le rôle de Cléopâtre dans Giulio Ce sare de G. F.Handel.  C’est un extrait de cet opéra que nous avons écouté tiré de son CD consacré aux héroïnes de Handel et suivi du célèbre air Lascia ch’io pianga de l’opéra Rinaldo.  Du Québec, une artiste qui illumine déjà les nombreuses scènes où elle se produit tant dans le récital que dans l’opéra.  La contralto Marie-Nicole Lemieux se distingue par la beauté de sa voix, sa diction et son sens de l’expression.  En interprétant D’une prison de Rinaldo Hahn elle a su faire jaillir toute la beauté du poème de PaulVerlaine.

Michel Savignac
20/01/08


MARDI CLASSIQUE DU 20 NOVEMBRE 2007:

"Pierre Filteau, agent commercial et publicitaire de Naxos"

Une soirée toute spéciale pour ce dernier Mardi classique de l’année. Notre traditionnelle partie consacrée à l’audition de CD céda sa place à un invité de l’industrie du disque. Pierre Filteau, agent commercial et publicitaire de Naxos, nous a entretenu pendant près de deux heures sur l’historique et les politiques de la maison Naxos fondée il y a 20 ans par l’Allemand Klaus Heymann et qui connut en peu d’années une croissance vertigineuse pour devenir un leader mondial dans la vente de musique classique par sa politique de prix abordables. Sujet connexe et de grand intérêt, il nous parla de la situation actuelle du marché du disque et des orientations prochaines. Les nombreuse questions posées à notre invité montrèrent l’appréciation des sujets abordés.

La deuxième partie fut occupée par le Défi sonates pour piano de Beethoven préparé par Claude Chasles. La sonate no 21, Waldstein, était l’œuvre interprétée par les deux pianistes en compétition identifiés par les lettres C et D. Le choix, presque unanime, se porta sur Vladimir Ashkenazy (C) vs l’interprétation de Friedrich Gulda.

Nos remerciements à notre invité pour cette captivante soirée ainsi qu’à la maison Audio d'occasion pour nous avoir gracieusement prêté les derniers nés de Simaudio : lecteur Moon CD-1 et ampli intégré Moon i-1.

Bonne fin d’année en musique.

Michel Savignac
22/11/07


MARDI CLASSIQUE du 16 OCTOBRE 2007:

"LES VOIX NOUVELLES"

La deuxième moitié du XXe siècle a donné de grandes voix qui ont illuminé les grandes salles d’opéra. A l’aube du nouveau siècle des noms de la relève projettent déjà une belle lumière sur l’avenir de l’opéra. Nous avons pu découvrir :

Deux ténors déjà célèbres malgré une arrivée assez récente; le Mexicain Rolando Villazón interpréta avec brio Una furtiva lagrima (L’Elizir d’amore) et La donna è mobile (Rigoletto) et le Péruvien Juan Diego Florez montra son talent dans J’ai perdu mon Euridice (Orphée et Euridice) et La donna è mobile (Rigoletto).

Dans son premier disque la mezzo-soprano lettone Elina Garanca nous charma par son interprétation tout en nuances du Bachianas Brasileiras no 5 de Heitor Villa-Lobos et de son allégresse dans Ah, que j’aime les militaires de Jacques Offenbach.

Avec quelques rôles à son crédit qu’ils lui ont valu des éloges, la soprano française Sandrine Piau nous éblouit dans un air d’Orphée de Louis Nicolas Clérambault.

Sélectionnée dans les disques du mois de la revue Diapason la soprano Salomé Haller a retenu notre attention dans le lieder Rheinlegendchen de Gustav Mahler.

Jean-François Lapointe, baryton québécois nous étonna par sa diction et son sens du phrasé dans Offrande de Renaldo Hahn.

L’an passé Claude Chasle nous avait fait travailler notre matière grise par ses quiz. Cette année il nous a concocté une autre activité qui occupera environ une heure à chaque mardi jusqu’en mai. Appelée DÉFI SONATES POUR PIANO DE BEETHOVEN elle consiste à chaque séance de choisir entre deux pianistes anonymes celui qui donne la meilleure interprétation d’une sonate de Beethoven. 8 pianistes, 7 sonates parmi les plus connues. Après la première ronde de défis A/B d’octobre à février, nous aurons les semi-finales en mars et avril puis une finale en mai prochain qui couronnera l’interprète favori du groupe.

Michel Savignac
28/10/07


MARDI CLASSIQUE du 18 SEPTEMBRE 2007:

"DÉCOUVERTES ESTIVALES"

La musique ne prend pas de vacances. Elle est omniprésente parce qu’elle se renouvelle sans cesse autant dans la création que dans l’interprétation et le marché du disques est là pour en témoigner. L’été nous offre souvent le temps de faire quelques découvertes; en voici quelques-unes de nos membres :

Du XVIIe siècle la Hollande et le Portugal nous livrent des trésors musicaux de compositeurs inconnus contenus dans deux albums Music from the Golden Age of Rembrandt interprétés par le Musica Amphion (2CD Brilliant) et Masterpieces of Portuguese Polyphony interprétés par le Chœur de la Cathédrale de Westminster (Helios).

La technologie fait quelquefois des merveilles et grâce au patient travail d’une équipe d’experts de la Radio autrichienne (ORF) nous pouvons maintenant avoir une meilleure idée de la voix du ténor Caruso comme pouvait l’entendre les gens de son époque en écoutant les enregistrements originaux épurés des bruits parasites habituels parus sous le titre Caruso Italian Songs (RCA).

Encore une fois, par la magie de la technologie Glenn Gould s’est remis au piano presque 25 ans après son déçès. Un grand piano de concert relié à des ordinateurs reprend le même toucher que le célèbre pianiste canadien donna à l’enregistrement de 1955 des Variations Goldberg (Sony).

De l’école minimaliste le compositeur slovaque Vladimír Godár nous offre une impressionnante œuvre religieuse Mater interprétée par le Chœur du Conservatoire de Bratislava (ECM).

La talentueuse jeune violoniste allemande Julia Fischer se fit entendre dans son dernier CD en nous interprétant le Concerto double pour violon et violoncelle op. 102 de Johannes Brahms (Pentatone).

Afin de souligner la disparition du grand ténor Luciano Pavarotti nous avons écouté trois airs qui ont marqué sa carrière : Una furtiva lagrima (L’elizir d’amore) Che gelida manina (La Bohème) Nessun dorma (Turandot).

Une œuvre conjointe de deux compositeurs québécois Symphonie des couleurs de Pierre Dussault/Frédéric Brunel parue discrètement il y a quelques années. Elle est interprétée par l’Orchestre de l’Ile de Montréal dirigé par Yuli Turovsky (Analekta).

Charles-Valentin Alkan clôtura la soirée par sa Sonate de concert pour piano et violoncelle, op. 47 (Naïve).

Michel Savignac
23/10/07