Mardi-classiques saison 2004-2005

 


 

MARDI CLASSIQUE du 17 mai 2005:

"Le chant choral"

On dit que la voix est le plus bel instrument de musique, que cette voix se multiplie et vous obtenez un instrument sublime.

Le chant choral, quoique toujours vivant, a connu son âge d’or
à la Renaissance où les compositions foisonnent à travers l’Europe.
Ce dernier mardi classique de la saison a fait connaître des œuvres
de compositeurs peu connus comme Alfonso Ferrabosco, Stefano Fabri, Jean Richefort, John Sheppard et d’autres plus connus com-
me Gregorio Allegri, John Taverner et Thomas Luis de Victoria
de la Renaissance. Wolfgang A. Mozart représentait le Baroque et
Ludwig van Beethoven l’époque Romantique tandis que Samuel Barber et Sergeï Rachmaninoff l’époque contemporaine.

Les extraits d’œuvres furent interprétés par des ensembles de haut niveau tels Huelgas-Ensemble, The Tallis Scholars, Taverner Choir, The Sixteen, Elmer Iseler Singers, Les Petits chanteurs de
Trois-Rivières, Robert Shaw Festival Singers, Wiener Singverein et A Sei Voci.

Michel Savignac


MARDI CLASSIQUE du 19 avril 2005:

"La musique d'orgue"

Qui peut mieux nous parler de l’orgue et de sa musique qu’un organiste? C’est la chance que les membres du Mardi classique ont eu en la présence de Paul Forcier organiste dans différentes églises à Montréal.

Paul Forcier organisteAprès une brève introduction sur les deux types d’orgue, mécanique et électrique, et leur fonctionnement notre invité nous a présenté le programme musical de la soirée entièrement composé par lui et comprenant des œuvres qu’il affectionne interprétées par des organistes qu’il apprécie. Le programme comprenait deux parties : la première se composait d’œuvres écrites pour orgue mécanique et la deuxième d’œuvres composées pour orgue symphonique ou de concert. Bien De G. à D., M. Savignac, M. Dufour, P. Forcier, J. Royentendu, la place d’honneur fut occupée par  J. S. Bach avec sept œuvres au programme; suivi par D. Buxtehude ( trois œuvres) que le cantor de Leipzig admirait. C. Franck, C.-M. Widor, L. Vierne, J. Alain et L. Boëllmann étaient aussi sur la liste de notre invité. Les œuvres au programme interprétées par différents organistes nous ont permis de connaître différents timbres d’orgue.

 

Cantus, Leisure 3CAP. S. Afin de mieux apprécier la musique d’orgue nous avons bénéficié d’une chaîne améliorée. Nous remercions les membres qui ont apporté des composantes et un merci tout spécial à la boutique Son-Or Filtronique de nous avoir gracieusement prêté les magnifiques enceintes Aurum Cantus, modèle Leisure 3 CA.

 

 

 

 

Michel Savignac


MARDI CLASSIQUE du 15 mars 2005:

"Les coups de cœurs".

Dans le jardin sonore de chacun il y a des œuvres qui touchent plus profondément que d’autres. Parce qu’elles nous rapellent un événement
heureux, rejoignent notre sensibilité, nous marquent par l’intensité et la beauté de l’interprétation ou nous élèvent vers des sommets intérieurs.

Voici ce que quelques-uns de nos membres nous ont présenté :

Pierre Lamarre :
Ouverture de la Cavalerie légère de Franz von Suppé, int. par Academy
of St. Martin in the Fields dir. par Sir Neville Marriner;
Chichester Psalms de Leonard Bernstein, int. par l’Orchestre Philharmo-nique, Chœur et Maîtrise de Radio-France dir. par Yutaka Sado.

Jean-Luc Bergeron :
Romances sans paroles de Felix Mendelssohn, int. par Olga Tverskaya.

Jacques Roy :
Œuvres d’orgue de Nicolaus Bruhns, int. par Lorenzo Ghielmi;
Sonate pour violon et piano en la majeur de César Franck, int. par Augustin Dumay et Maria-Jaoa Pires.

Votre soussigné :
L’Orfeo de Claudio Monteverdi, int. par Chor der Staalichen Hochschule für
Musik, Hamburg; Orchester der ?Sommerlichen Musiktage Hitzacher
1955? dir. par August Wenzinger
Trio pour piano no 2, op. 100, D. 929 de Franz Schubert, int. par Eugen
Istomin, Isaac Stern et Leonard Rose.
Symphonie no 5, op. 47 Dimitri Chostakovitch, int. par Orchestre symphoni-
que de la Radio allemande de l’Ouest dir. par Rudolf Barsha?.
Chœurs religieux et profanes de Gueorgui Sviridov, int. par Chœur de
l’Oural dir. par Vladislav Novik.
March of the Spirit de Mikis Theodorakis, int. par Maria Farandouri et
L’Orchestre symphonique de Londres dir. par le compositeur.

Michel Savignac


 

MARDI CLASSIQUE du 18 janvier et 15 février 2005:

"Le Quatuor à cordes"

Dans sa forme actuelle le quatuor à cordes représente le type de composition le plus complexe où un équilibre constant doit être maintenu dans le jeu des instrumentistes. Longtemps apparenté au genre du divertimento c’est Joseph Haydn au XVIIIe siècle qui éleva le quatuor à cordes à un haut niveau d’écriture musicale. Depuis lors, le quatuor à cordes représente une des formes musicales les plus appropriées pour l’expression en profondeur.

Dans cette perspective Louis Brousseau, dans un premier temps (soirée du 18 janvier), nous fit entendre de beaux exemples de quatuors à cordes en commençant par des œuvres de celui qui donna ses lettres de noblesse à cette forme musicale, soit des extraits des quatuors no 1, op. 1; no 5, op. 33 et no 49, op. 75 de Joseph Haydn. Elève de celui-ci Beethoven poussa encore plus loin les difficultés d’écriture du quatuor. Du maître de Bonn des extraits des quatuors no 13, op. 130; no 15, op. 132 et l’audition complète de "l’injouable" Grosse fugue, op. 133. Dernière œuvre de la soirée, un extrait du dernier quatuor (no 16) de Bartok pour illustrer cette forme au XXe siècle.

A la deuxième soirée (15 février) consacrée à cette forme musicale le programme comprenait cinq extraits de quatuors. L’œuvre qui ouvrit la soirée fut celle d’un compositeur précoce mort prématurément à l’âge de 20 ans. Le quatuor no 2 de Juan C. Arriaga écrit à 17 ans fut une belle découverte et peut figurer parmi les grands quatuors du XIXe siècle. Deux sommets de la littérature musicale, tous genres confondus, furent présentés: le dernier mouvement du dernier quatuor de Beethoven et le premier mouvement du quatuor no 15 de Chostakovitch. Une note plus gai fut apportée par le lyrisme du quatuor no 3, op. 76 "Kaiser" de Joseph Haydn. Philip Glass compléta le programme en nous montrant son savoir faire dans le quatuor no 4 dédié à la mémoire d’un artiste.

Michel Savignac