Archives mardi-classiques saison 2003-2004

 

MARDI CLASSIQUE du 18 mai 2004:

"Musique classique au XXe siècle"

A l’image de son époque la musique classique du siècle dernier a assisté à une prolifération de genres, de formes et d’écoles sans précédent. En moins de cent ans on a jamais vu autant de variétés dans la création musicale. Mentionnons que le cinéma et l’électronique y ont apporté une grande contribution. Dans la foison d’œuvres créées plusieurs ont connu une carrière éphémère, d’autres, comme celles au programme de la soirée, ont marqué leur époque et sont assurées d’une pérennité.

Le programme comprenait des extraits de :

  • Le Sacre du printemps d’Igor Stravinski
  • Musique pour cordes, percussion et celesta de Bela Bartok
  • Symphonie no 5 de Dimitri Chostakovitch
  • Concerto pour piano no 3 de Sergei Prokofiev
  • Variations pour orchestre de Arnold Schoenberg
  • Bachianas Brasileiras no 5 de Heitor Villa-Lobos
  • Concerto pour piano no 2 de Rodion Chtchédrine
  • Concerto pour orgue de Francis Poulenc
  • Poèmes pour Mi et Sept Haïkaï de Olivier Messiaen
  • Turangalïla-Symphonie de Olivier Messiaen
  • Concerto pour violon de Philip Glass
  • Quatuor à cordes no 2 de Henryk Gorecki

L'amplificateur Job de Jean-Luc BergeronLe système sonore était composé de : lecteur CD Arcam Alpha 9, amplificateur de la marque suisse Job (50 watts par canal) cet amplificateur de poche avec gain ajustable ne possède pas de préampli et les enceintes de l’A.M.A. conçues par Jacques Roy. Merci à Jean-Luc Bergeron pour le prêt de l’ampli.

 

 

Michel Savignac


MARDI CLASSIQUE du 20 avril 2004:

"L’orchestre et ses expressions"

Jacques Savignac , DJ des présentations classiquesL’orchestre moderne qui comprend généralement plus de cent musiciens est apparu au XIXe siècle avec les compositeurs romantiques. Avec un plus grand nombre de musiciens s’ajoutaient aussi une plus grande variété d’instruments , ce qui permit une plus grande plasticité dans l’expression sonore.

Avec les différentes œuvres choisies par quelques membres il a été possible d’illustrer la flexibilité et le pouvoir d’expression de l’orchestre. Bien entendu dans le cadre d’une soirée il n’est pas possible de présenter les différentes for- mes de composition pour l’orchestre. Néanmoins, la symphonie représente le cadre idéal pour l’expression orchestrale et c’est l’audition complète de la Symphonie en ré de César Franck qui servit d’exemple. Les autres œuvres au programme furent la Suite pour orchestre no 2, op. 53 de Tchaïkovski suivie du Scherzo capriccioso, op. 66 de Dvorak et du 4e mouvement de la Symphonie no 3 "Symphonia espansiva" de Carl Nielsen et terminer ce chapitre avec le 3e mouvement de la Symphonie no 3, op. 52 de Jean Sibelius.

La fête de Pâques n’étant pas loin derrière nous un de nos membres nous proposa l’audition du Psaume 26 suivi de la 3e leçon et répons tirés de Leçons de ténèbres du Vendredi Saint de Marc-Antoine Charpentier. La soirée s’est terminée par une nouveauté discographique du compositeur américain George Rochberg, trois mouvements de Transcendental Variations pour orchestre.

Le système sonore était composé de : lecteur CD Arcam Alpha 9, préampli passif de fabrication domestique de Sébastien Dubois, ampli Counterpoint SA-12 et les enceintes de l’A.M.A. conçues par Jacques Roy.

Michel Savignac


MARDI CLASSIQUE du 16 mars 2004:

"Nature et forme dans la musique"

Jean-Luc Bergeron et Louis Brousseau devant les enceintes utilisées pour la présentation. Les enceintes de l'AMA servent de support.De tout temps la nature demeure une inépuisable source d’inspiration pour les artistes. En musique maintes œuvres peuvent le confirmer mais c’est surtout à l’époque romantique où l’artiste s’associe le plus à la nature qui voit apparaître un grand nombre d’œuvres où elle est présente. Plusieurs courtes œuvres au programme ont illustré cette situation : Au mation (Peer Gynt) de Edvard Grieg, Bruissement du printemps de Christian Sinding, Sinfonia Antartica de Ralph Vaughan Williams, Sea pictures: A foggy Morning de Uuno Klami, Concerto pour flûte: La Tempesta di Mare de Antonio Vivaldi, Chanson de printemps de Felix Mendelssohn, La Moldau Bedrich Smetana et Jeux d’eaux à la Villa d’Este de Claude Debussy.

Pour la forme dans la musique trois œuvres sont venues tracer leurs belles lignes: Gymnopédies nos 1 et 2 de Eric Satie et Arabesque de Claude Debussy.

Assez souvent il y a un espace de temps dans la dernière demi-heure qui donne l’occasion à ceux qui apportent des CD de nous les faire découvrir. Ce qui nous a permis d’entendre: un extrait de la Symphonie no 3 ? Symphonia espansiva? de Carl Nielsen, un mouvement du Quatuor no 14 de Dimitri Shostakovitch et un extrait de Shéréhazade de Nikolaï Rimski-Korsakov.

Pour la présentation, le système de l’AMA était cette fois-ci alimenté par un amplificateur intégré de fabrication domestique conçu par Louis Brousseau. Aussi, ce dernier nous apporta une paire d’enceintes de style ?monitor" fabriquées à partir de haut-parleurs d’automobile.

Michel Savignac


MARDI CLASSIQUE du 17 février 2004:

"Airs d'opérette"

Pierre Lamarre préparant un extrait d'air d'opérette sur disque vinyleQuel bon antidote à la morosité d’un hiver tenace que la musique toute ensoleillée, pleine l’insouciance et de charme de l’opérette. Cette forme musicale qui naquit sous le Second Empire connut de longues heures de gloire jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Après une bonne introduction de Pierre Lamarre (un des responsables du programme avec Claude Labelle) l’auditoire fut imprégné d’une atmosphère pleine de fraîcheur et de gaieté printanières.

Le programme fut composé de : plusieurs extraits d’œuvres de Jacques Offenbach du CD "Anne Sophie von Otter chante Offenbach" avec les Musiciens du Louvre dirigés par Marc Minkowski ; suivi du CD de Susan Graham "Airs d’opérettes françaises" accompagnée de la City of Birmingham Symphony Orchestra dirigé par Yves Abel. Ensuite deux microsillons nous restituèrent le charme légèrement suranné d’interprètes de l’après-guerre : "14 airs d’opérettes jamais oubliés" avec André Dassary suivi d’airs de l’opérette de Vincent Scotto "Au pays du soleil" avec la compagnie marseillaise de René Sarvil, chœurs et orchestre dirigés par André Grassi.

La chaîne audio de l'AMA a été utilisée pour la présentation, de même qu'une platine Technics avec cellule Audio Technica pour la présentation d'extraits sur disques vinyles.


MARDI CLASSIQUE du 20 janvier 2004:

"Cette musique qui me séduit"

Louis Brousseau, l'animateur de cette soiréeCe titre choisi par l’animateur de la soirée, Louis Brousseau, a une grande signification pour ce dernier. Il représente une passion et une fidélité qui durent depuis plus de trente ans aux oeuvres inscrites au programme. Les CD présentés feraient partie de ceux qu’il apporterait sur une île déserte. Le choix des interprétations rejoint celui des critiques spécialisés. Et comme il l’a si bien mentionné au début de sa présentation, en écoutant certaines de ces oeuvres il a l’impression de voir des anges voler dans sa pièce; durant la soirée nous avons pu sentir plus d’une fois que nous étions pas si loin de ces créatures célestes. Un programme d’extraits de musique de grande beauté par des interprétations de marque.

 

Bach, J. S.: Magnificat
English Baroque Solists, J. E. Gardiner

Passion selon Saint Mathieu
Munchener Bach Orch., Karl Richter

Haydn, J. : 7 dernières paroles du Christ sur la croix
Le Concert des Nations, Jordi Saval

Beethoven, L. van: Missa Solemnis
Berliner Philharmoniker, H. Von Karajan

Fidelio
Choeur et orch. Philharmonia, O. Klemperer

5e concerto de piano
Wilhelm Kempff, Berliner Philh., P. Van Kempen

Purcell, H.: Dido and Aeneas
Concentus Musicus Wien, N. Harnoncourt

Monteverdi, C.: Perché t’en fuggi
Societa Cameristica di Lugano, E. Loehrer

Chant de la Sibilla
Montserat Figueras et La Capella Reial

Handel, G.: Cantates italiennes
M.-N. Lemieux et L. Beauséjour
(Choix de Jacques Roy)

Tchaïkovski, P. I.: Chant des anges
Choeur de la cathédrale Alexandre Nevsky et Choeur
National bulgare “Svetoslav Obretenov”
(Choix de Michel Savignac)

Bernard Leblanc avec les haut-parleurs de sa conceptionComposition de la chaîne stéréo:

Lecteur: Arcam, Alpha 9

Préampli: passif Qed MA34

Ampli: Counterpoint SA12 hybride

Enceintes: autoportantes de type
bass reflex à deux voies, conçues
et fabriquées par Bernard Leblanc, membre de l’AMA.

Bernard Leblanc avec les enceintes de sa fabrication.


MARDI CLASSIQUE du 16 décembre 2003:

"Autour de la Nativité de Jésus-Christ"

La chaîne utilisée pour la présentation du mardi-classique du 16 décembre 2003Sur ce thème bien approprié pour la saison, les abonnés des Mardis Classiques ont eu droit à un concentré d'oeuvres musicales célébrant Noël et couvrant plusieurs siècles. La première partie fut préparée et présentée par Claude Chasle et comprenait des extraits d'oeuvres de la Renaissance et du Baroque: Cantate no 1 pour le jour de Noël de J. S. Bach et le Messie de G. F. Handel qui furent suivies de La Nativité de H. F. von Biber, Puer natus est in Bethleem de D. Buxtehude et d'autres oeuvres de N. Grigny, M. A. Charpentier, G. Bouzignac, Monteverdi et Palestrina. Ces oeuvres étaient à la fois sur disques compacts ou microsillons.

Aiguilleur de fréquence pour les caissons de sous-gravesUn aiguilleur de fréquences développé par Jacques Roy et Sébastien Dubois assurait le contrôle des caissons de graves.

Après la pause quelques petites pièces de divers pays et présentées par Michel Savignac continuèrent de décorer l'atmosphère de l'esprit des Fêtes: un vieux carol anglais du XVIe siècle interprété par l'ensemble Sinfonye fut enchaîné par un chant choral danois livré par Musica Ficta. Mahalia Jackson nous fit vibrer par son interprétation de Silent Night suivi du Cantique de Noël rendu plein de douceur par la voix de Joan Baez. Cette partie se termina par une note de gaîté juvénile par l'Ouverture du traditionnel Casse-noisette interprétée par le Symfunny Orchestra composée uniquement d'instruments jouets.

Et pour clore la soirée Jacques Roy nous présenta une magnifique interprétation par le Monteverdi Choir et The English Baroque Soloists dirigés par John Elliot Gardiner d'un extrait de la cantate de l'Avant de J. S. Bach.

Le programme détaillé de sept pages est le travail de Claude Chasle.

Composition de la chaîne stéréo:

Lecteur analogique Bang & Olufsen, Beogram 4002;

Lecteur numérique Arcam, Alpha 9;

Préamplificateur Exposure VII avec ses deux blocs d'alimentation;

Amplificateurs Exposure IV pour les enceintes principales et Counterpoint SA-12 pour le caisson de graves;

Enceintes et caisson de graves de fabrication domestique par Jacques Roy.


MARDI CLASSIQUE du 18 novembre 2003:

"Le poème symphonique"

Le thème de cette soirée portait sur le poème symphonique, oeuvre orchestrale qui illustre un texte littéraire ou un événement précis, et comprenait les pièces suivantes :

L’Apprenti-sorcier de Paul Dukas

Les Préludes de Franz Liszt

Vltava de Bedrich Smetana

Nuit sur le Mont Chauve de Modeste Moussorgski

Finlandia de Jean Sibelius

Ce programme soigneusement préparé par Claude Chasle était accompagné d’un document décrivant le poème symphonique plus une courte description de chaque œuvre présentée. Point intéressant à cette soirée, M. Chasle, grand amateur de vinyles, nous a fait entendre une version sur ce support.

En complément de programme nous avons réentendu Finlandia de Sibelius dans une version chorale interprétée par des voix d’hommes finlandais, suivie du poème symphonique Le Cygne de Tuonela du même compositeur, pour conclure par une découverte, Geysir du compositeur islandais Jon Leifs.

Le côté audiophile, toujours présent parmi nos membres, est ressorti lors de la permutation et la comparaison de 2 types de condensateurs prêtés par Louis Brousseau sur les cross-overs des enceintes de l'Association, utilisées pour la soirée. Cette opération était grandement facilitée compte tenu de l'utilisation de cross-over expérimentaux externes pour les enceintes. Le concepteur, Jacques Roy, nous a aussi fait part des récentes modifications apportées aux supports des tweeters.

La soirée s'est terminée par un court extrait d’un disque de la légendaire marque Charlin : Vêpres monastiques russes par le Chœur des moines du monastère de l’Union à Chevetogne.